Le barème des mises, tel qu'il est publié
Le règlement du kéno ne laisse pas le montant de la mise ouvert. L'article 8.1 fixe quatre valeurs possibles, exprimées en dirhams : 2,5, 5, 10 et 25. La plus petite de ces valeurs, 2,5 dirhams, sert de référence pour lire la table des lots. Les trois autres montants ne sont pas des paliers indépendants, mais des multiples de cette mise de base.
Le rapport entre les mises est simple : 5 dirhams équivalent à deux fois la mise de base, 10 dirhams à quatre fois, et 25 dirhams à dix fois. Le règlement applique ce rapport aux gains. Une mise de 5 dirhams multiplie le gain de référence par 2, une mise de 10 dirhams par 4, et une mise de 25 dirhams par 10. Le texte ne prévoit aucun autre montant entre ces quatre valeurs.
Ce barème s'applique à une grille donnée. Si on coche des numéros sur une grille et qu'on choisit une mise de 10 dirhams, on paie 10 dirhams pour cette grille. Le règlement n'indique pas de réduction pour un achat groupé de plusieurs grilles, ni de montant maximal de dépense par ticket. La seule limite publiée porte sur les valeurs unitaires autorisées.
| Mise en dirhams | Rapport à la mise de base | Effet sur le gain de référence |
|---|---|---|
| 2,5 | 1 | Gain de la table |
| 5 | 2 | Gain × 2 |
| 10 | 4 | Gain × 4 |
| 25 | 10 | Gain × 10 |
Valeurs et multiplicateurs tirés de l'article 8.1 du règlement du kéno, qui donne la table des lots pour une mise de 2,5 dirhams.
Ce que le multiplicateur change sur un rang précis
Le barème des mises prévoit quatre niveaux : 2,5 dirhams, 5 dirhams, 10 dirhams et 25 dirhams. La table des lots est toujours publiée pour la mise de base de 2,5 dirhams. Quand on joue 5 dirhams, le gain affiché est multiplié par 2 ; pour 10 dirhams, par 4 ; pour 25 dirhams, par 10. C'est l'article 8.1 du règlement qui fixe cette règle de lecture, sans laisser de place à l'interprétation.
Prenons un rang précis pour voir ce que cela donne. Avec 8 numéros cochés et 5 numéros trouvés, la table indique 40 dirhams pour une mise de 2,5 dirhams. Si la même grille est jouée avec une mise de 10 dirhams, le gain passe à 160 dirhams, car 40 est multiplié par 4. Le mécanisme est simple : le multiplicateur ne change pas la probabilité, il change uniquement le montant qui sera payé si le rang est atteint.
Ce que le règlement ne précise pas, c'est la raison pour laquelle ces quatre niveaux ont été retenus plutôt que d'autres. Le texte se contente d'énoncer les valeurs autorisées et les coefficients correspondants. On ne trouve pas non plus d'indication sur un éventuel plafonnement propre à chaque niveau de mise, en dehors des rangs déjà plafonnés par l'article 8.4.2. La lecture doit donc rester littérale : on applique le coefficient, sans chercher dans le texte une logique commerciale qu'il ne donne pas.
Pour bien comprendre cette mécanique, on peut relire les Règles du kéno au Maroc telles qu'elles sont publiées. On y voit que le multiplicateur est un simple coefficient appliqué au gain de référence, et non une modification de la grille ou du tirage. C'est ce qui distingue une mise plus élevée d'une grille différente : on achète le même risque, mais avec un gain potentiel proportionnellement plus grand.
Mise par grille et mise par tirage : deux montants distincts
Le coût d'une participation ne se résume pas au multiplicateur. Il faut distinguer la mise par grille, qui dépend du niveau choisi, et la mise par tirage, qui dépend du nombre de grilles jouées pour un même tirage. Une grille à 10 dirhams coûte 10 dirhams ; deux grilles à 10 dirhams coûtent 20 dirhams pour ce tirage. Le règlement ne fixe pas de montant maximal pour le total des mises, mais il encadre les valeurs unitaires.
Le règlement prévoit qu'un joueur peut cocher de 1 à 10 numéros sur une grille. Chaque grille est indépendante : elle a sa propre mise et son propre résultat. Si on joue trois grilles à 2,5 dirhams, la mise totale est de 7,5 dirhams, mais chaque grille est évaluée séparément selon la table des lots. Un gain sur une grille ne compense pas une perte sur une autre, sauf à faire le calcul global qu'on choisit de faire soi-même.
La notion de tirage ajoute une autre dimension. Le kéno produit des tirages successifs, et un billet peut porter sur un seul tirage ou sur plusieurs tirages consécutifs. Le texte ne détaille pas ici le nombre maximal de tirages qu'un billet peut couvrir, ni si une remise est prévue pour les participations multiples. Ce que le barème publié indique, c'est uniquement le prix d'une grille pour une mise donnée, sans aborder les combinaisons de grilles ou de tirages.
Pour retrouver les montants de référence et les multiplicateurs, on peut consulter le Tableau des lots du kéno. On y voit que chaque ligne de gain est exprimée en dirhams pour la mise de 2,5 dirhams, ce qui permet de reconstituer le coût total d'un billet en additionnant les mises de chaque grille, puis en multipliant par le nombre de tirages si le billet en couvre plusieurs. Le barème ne donne pas de formule globale : il laisse au joueur le soin de faire cette addition.
La table des lots se lit toujours depuis la mise de 2,5 dirhams
Le règlement fixe une mise de référence à 2,5 dirhams, et c'est sur cette base que la table des lots est publiée. Chaque somme indiquée dans le barème correspond donc à ce que rapporte une grille jouée pour 2,5 dirhams, pas davantage. Quand on lit « 10 numéros trouvés sur 10 cochés : 1 000 000 de dirhams », ce montant est celui de la mise de base.
L'article 8.1 du texte le dit d'une manière simple : la table des lots est donnée pour une mise de 2,5 dirhams. Pour les mises de 5, 10 ou 25 dirhams, les sommes sont multipliées par 2, par 4 ou par 10, dans cet ordre. Le barème officiel en dirhams ne contient donc pas quatre colonnes de gains, mais une seule colonne, qu'on multiplie ensuite.
Prenons un rang intermédiaire pour voir la mécanique. Avec 10 numéros cochés et 6 numéros trouvés, la table indique 25 dirhams pour 2,5 dirhams misés. À 5 dirhams, ce rang rapporte 50 dirhams ; à 10 dirhams, 100 dirhams ; à 25 dirhams, 250 dirhams. Le rapport entre la mise et le gain reste identique, mais le montant en dirhams change.
Ce que le texte ne précise pas, c'est la raison pour laquelle la mise de 2,5 dirhams a été retenue comme unité de lecture. On sait seulement qu'elle sert de dénominateur commun à tous les rangs. La table ne donne aucun gain pour une mise inférieure, et aucune règle ne permet de jouer une fraction de 2,5 dirhams sur une grille.
Les gains plafonnés : quand le multiplicateur ne s'applique pas intégralement
Certains rangs du barème portent une mention particulière : la somme indiquée est un maximum, pas un montant garanti. C'est le cas pour les rangs 10 sur 10, 9 sur 9, 8 sur 8 et 7 sur 7. La note de la matière officielle renvoie à l'article 8.4.2 du règlement, qui fixe un plafond pour ces gains-là.
Concrètement, si un joueur coche 10 numéros et que les 10 sortent au tirage, la table affiche 1 000 000 de dirhams pour la mise de 2,5 dirhams. Mais cette somme est plafonnée : c'est le montant maximal que le joueur peut recevoir, pas une somme due automatiquement. Le multiplicateur ne s'applique donc pas intégralement sur ces rangs, même si la mise est de 25 dirhams.
La distinction est importante pour lire le barème correctement. Sur un rang non plafonné, comme 10 numéros cochés et 5 trouvés, le gain de 5 dirhams à 2,5 dirhams devient 50 dirhams à 25 dirhams, sans discussion. Sur un rang plafonné, le multiplicateur peut être neutralisé par le plafond, et le texte ne donne pas la formule qui permettrait de calculer le montant final.
Ce que le règlement ne prévoit pas, c'est le niveau exact du plafond en dirhams pour chacun de ces quatre rangs. La matière autorisée indique seulement que la somme de la table est maximale pour eux, sans préciser si le plafond est identique pour les quatre ou s'il varie selon le nombre de numéros cochés. Aucun chiffre ne peut être avancé sur ce point.
Ce que le barème ne prévoit pas : les combinaisons absentes
La table des lots contient 37 rangs payants, mais elle ne couvre pas toutes les combinaisons possibles entre le nombre de numéros cochés et le nombre de numéros trouvés. Certaines combinaisons ne donnent simplement aucun gain : elles existent mathématiquement, mais le barème ne leur attribue aucune somme. D'autres combinaisons sont impossibles par construction.
Un exemple de combinaison absente : avec 10 numéros cochés, trouver 4 numéros ne rapporte rien. La table passe de 5 numéros trouvés, qui donnent 5 dirhams, à 0 numéro trouvé, qui donne 10 dirhams. Le rang 4 sur 10 est un proche : il n'est pas listé, donc il ne paie pas. C'est une absence de gain, pas une erreur de lecture.
Une combinaison impossible, elle, est d'un autre ordre : trouver plus de numéros qu'on en a cochés. Avec 5 numéros cochés, on ne peut pas en trouver 6. Cette case est vide dans le barème, mais ce n'est pas un oubli : c'est une impossibilité mathématique. La matière autorisée distingue bien ces deux états, le proche et le vide.
Ce que le texte ne prévoit pas, c'est une règle qui permettrait de déduire un gain pour les combinaisons absentes. Aucun article ne dit qu'un rang non listé rapporte la mise, ni qu'il donne droit à un gain réduit. Le barème est fermé : ce qui n'y figure pas ne paie pas, à l'exception des deux rangs à 0 numéro trouvé pour 10 et 9 numéros cochés, qui sont bien présents et payants.
Comment on vérifie un montant de gain à partir du barème
La lecture commence par le rang obtenu, c'est-à-dire le nombre de numéros cochés sur la grille et le nombre de numéros trouvés au tirage. L'article 8.1 du règlement précise que la table des lots est donnée pour une mise de 2,5 dirhams, ce qui en fait la référence de tous les montants. On repère donc la ligne correspondant à sa combinaison, par exemple 6 numéros cochés et 4 trouvés, et on lit le montant inscrit pour cette mise de base.
Une fois le montant de base identifié, on applique le multiplicateur lié à la mise réellement payée. Si la mise est de 5 dirhams, le montant lu est multiplié par 2 ; pour 10 dirhams, par 4 ; pour 25 dirhams, par 10. Prenons le rang 6/4 : la table indique 15 dirhams pour 2,5 dirhams. Avec une mise de 10 dirhams, le gain devient 15 × 4, soit 60 dirhams.
Le règlement ne prévoit pas de montant intermédiaire pour une mise qui ne serait pas exactement l'une des quatre valeurs publiées. La table ci-dessous reprend trois rangs fréquents et montre comment le montant évolue selon la mise, afin de rendre la lecture plus directe.
Cette méthode de lecture est la même que celle utilisée lors de la vérification et gain d'un billet : on compare le montant calculé avec celui qui est annoncé, sans jamais extrapoler à partir d'un rang voisin.
| Rang (cochés/trouvés) | Montant pour 2,5 dh | Montant pour 5 dh | Montant pour 10 dh |
|---|---|---|---|
| 10/6 | 25 dh | 50 dh | 100 dh |
| 7/4 | 5 dh | 10 dh | 20 dh |
| 4/2 | 2,5 dh | 5 dh | 10 dh |
Montants tirés de la table des lots publiée pour la mise de 2,5 dirhams, avec application des multiplicateurs 2 et 4 pour 5 et 10 dirhams.
La part théorique reversée aux gagnants
Le règlement mentionne que la part des mises revenant aux gagnants peut dépasser 60 %. Cette indication figure à l'article 8.1, sans qu'un pourcentage fixe soit garanti pour chaque tirage. On doit la comprendre comme une proportion globale, calculée sur l'ensemble des mises et des gains distribués, et non comme une promesse individuelle de retour.
Cette part théorique ne signifie pas qu'un joueur récupère 60 % de sa mise à chaque grille. Elle décrit un équilibre général entre les sommes encaissées et les sommes reversées, qui peut varier selon les rangs gagnants et les plafonds appliqués. Le texte ne précise pas la méthode exacte de calcul de cette proportion.
Le règlement ne fournit pas non plus de détail sur la répartition de cette part entre les différents rangs, ni sur les éventuels prélèvements qui interviendraient avant la distribution des gains. On reste donc sur une indication de cadrage, utile pour situer le jeu, mais insuffisante pour en déduire un résultat personnel.
Pourquoi l'espérance reste négative malgré le multiplicateur
Le multiplicateur agit sur les gains, mais il agit d'abord sur le coût d'entrée. Passer d'une mise de 2,5 dirhams à une mise de 25 dirhams multiplie par 10 le montant payé, et par 10 le montant des gains indiqués à la table. La structure du jeu, elle, ne change pas : les probabilités de trouver 4, 5 ou 6 numéros restent exactement les mêmes.
On peut le vérifier sur un rang précis. Le rang 6/4 paie 15 dirhams pour 2,5 dirhams misés. Si l'on mise 25 dirhams, le gain passe à 150 dirhams, mais la mise est passée de 2,5 à 25 dirhams. Le rapport entre le gain et la mise reste identique, alors que le risque de perdre la totalité de la mise augmente mécaniquement.
La table des lots est construite pour que, sur l'ensemble des combinaisons possibles, la somme des gains probables reste inférieure à la somme des mises. Le multiplicateur ne corrige pas cet écart : il l'amplifie proportionnellement. Les probabilités calculées depuis la grille montrent que les rangs élevés sont rares, et que les rangs fréquents paient moins que la mise engagée.
Ce que le barème ne prévoit pas, c'est une situation où le multiplicateur rendrait l'espérance positive. Aucun article ne promet un retour moyen supérieur à la mise, quel que soit le montant engagé. Le multiplicateur change l'échelle des montants, pas la nature du calcul.
Ce que le règlement ne dit pas sur les mises
Le barème publié fixe quatre paliers de mise, de 2,5 à 25 dirhams, et il s'arrête là. On ne trouve dans le texte aucune disposition qui imposerait une mise minimale différente selon le point de vente, ni une mise maximale propre à un tirage donné. Le seul cadre est celui des valeurs affichées : 2,5, 5, 10 ou 25 dirhams par grille.
Le règlement ne contient pas non plus de conseil sur le nombre de numéros à cocher, ni sur le choix d'un multiplicateur plutôt qu'un autre. La table des lots montre des gains différents pour chaque rang, mais le texte ne suggère jamais qu'une grille à 10 numéros serait « meilleure » qu'une grille à 5 numéros. Chaque combinaison a ses probabilités propres, et le barème les rémunère selon une logique qui n'est pas commentée dans le document.
On ne trouve enfin aucune mention de système, de méthode de sélection ou de répartition des mises entre plusieurs tirages. Le texte décrit une opération simple : on coche de 1 à 10 numéros, on choisit une mise, on valide. Ce que le règlement ne prévoit pas, c'est justement tout ce qui viendrait encadrer la manière de miser, au-delà des montants et des rangs déjà publiés.
Questions fréquentes
Combien coûte une grille de kéno au Maroc ?
Le règlement fixe quatre valeurs de mise : 2,5, 5, 10 et 25 dirhams. La mise de base est de 2,5 dirhams, et les autres montants correspondent à des multiplicateurs de 2, 4 et 10. Une grille seule coûte donc au minimum 2,5 dirhams.
Qu'est-ce que le multiplicateur change exactement sur un gain ?
Le multiplicateur s'applique au montant indiqué dans la table des lots, qui est toujours exprimée pour une mise de 2,5 dirhams. Par exemple, un gain de 100 dirhams pour 7 numéros trouvés sur 10 cochés devient 400 dirhams avec une mise de 10 dirhams, car le multiplicateur est de 4.
La mise se compte-t-elle par grille ou par tirage joué ?
La mise se compte par grille et par tirage. Si on joue deux grilles à 5 dirhams sur un seul tirage, le coût total est de 10 dirhams. Si on joue une grille à 5 dirhams sur deux tirages, le coût total est également de 10 dirhams.
Le barème des mises est-il le même pour tous les rangs ?
Oui, les quatre valeurs de mise s'appliquent à tous les rangs de la table des lots. Le multiplicateur est identique quel que soit le nombre de numéros cochés ou trouvés. En revanche, certains gains de rang élevé sont plafonnés, ce qui limite l'effet du multiplicateur dans ces cas précis.
Où ce barème est-il publié ?
Le barème des mises figure dans le règlement officiel du kéno, à l'article 8.1, qui précise que la table des lots est donnée pour une mise de 2,5 dirhams. Les montants pour 5, 10 et 25 dirhams s'obtiennent en multipliant par 2, 4 et 10 respectivement.
Comment nous vérifions les chiffres
- Règlement kéno — article 8.1 — Atteste le barème des mises (2,5, 5, 10, 25 dirhams) et les multiplicateurs associés (2, 4, 10).
- Règlement kéno — article 2.3 — Atteste la composition du tirage : 20 numéros tirés parmi 80, et la possibilité de cocher de 1 à 10 numéros.
- Règlement kéno — table des lots — Atteste les gains en dirhams pour chaque rang, exprimés pour une mise de 2,5 dirhams.
- Règlement kéno — article 8.4.2 — Atteste que les rangs 10/10, 9/9, 8/8 et 7/7 sont plafonnés, la somme indiquée étant un maximum.